Percée de CertEurope dans les collectivités locales
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Vendredi 30 octobre 2009 |
Ses solides références dans les professions réglementées et la vente en ligne n’empêchent pas l’opérateur de services d’e-confiance de séduire également les collectivités territoriales, et plus particulièrement les conseils généraux. CertEurope opère déjà les Autoité de certification (AC) créées par différentes professions réglementées : celle des huissiers de justice ; AC Avocat, l’Autorité de certification du Conseil national des barreaux ; Certigreffe, l’AC des greffiers de tribunaux de commerce ; celles encore de l’Inpi (Institut national de la propriété indutrielle), de GS1 France et très prochainement de deux grandes banques françaises. Comme on sait, l’AC est la plate-forme informatique dédiée, qui produit et gère le cycle de vie des différents types de certificats électroniques utilisés par une communauté professionnelle ou une grande entreprise pour authentifier et garantir l’intégrité de ses échanges.
Dans le domaine de l’e-commerce et de la souscription en ligne de contrats, CertEurope fournit également des services d’horodatage et de signature électronque à Laser Cofinoga, Banque Casino et MCEL, créateur de services web pour les compagnies d’assurance.
Mais il s’affirme aussi auprès des collectivités territoriales. Un mouvement qu’il a amorcé avec le conseil général de l’Aube suivant une formule qui n’a pas tardé à faire tache d’huile. Cette assemblée départementale a en effet sélectionné les certificats électroniques produits par CertEurope, mais en tenant à les remettre elle-même aux agents des collectivités locales adhérentes de son portail www.collectivités.aube.fr, qui sont appelés à les utiliser pour le contrôle de légalité Actes ou les marchés publics.
Le Cg10 a donc retenu l’offre C@rtEurope, qui lui permet d’être l’Autorité d’enregistrement (AE) locale de ces certificats. De les acheter en gros et de les remettre gratuitement en mains propres à leurs titulaires, après vérification de leur identité. Puis de gérer leur révocation. Dans la foulée, les conseils généraux des Côtes d’Armor, de la Seine-Maritime et de la Côte d’or sont à leur tour devenus AE C@rtEurope, mais pour le seul usage de leurs élus et personnels habilités.
Deux autres AE C@rtEurope complètent la liste : le Centre de gestion de la fonction publique territoriale du département du Nord, qui est en charge de 950 collectivités et établissements, et le Syndicat informatique de la Charente maritime, qui rassemble 520 entités adhérentes. Elles remettent en mains propres les certificats CertEurope sur clé USB, de classe 2+ ou 3+, aux délégataires de leurs adhérents.
ChamberSign, l’AC opérée par Keynectis pour le compte des Chambres de commerce et d’industrie, garde toutefois une longueur d’avance. Huit entités départementales et régionales l’ont en effet déjà sélectionnée comme fournisseur des certificats aux agents de leur ressort. Six d’entre elles ont choisi d’en être l’AE déléguée : les Centres de gestion de la Loire, du Lot et du Tarn-et-Garonne, l’Agence landaise pour l’informatique, les Inforoutes de l’Ardèche et le GIP e-Bourgogne. Les deux dernières demandent par contre à leurs ressortissants de retirer leurs certificats dans les CCI. Ce sont les syndicats mixtes Mégalis Bretagne et Manche numérique.
Mais en nombre d’utilisateurs finaux, ChamberSign l’emporte sûrement, grâce à une meilleure proximité, puisqu’il en revendique 10.000 dans les collectivités territoriales.
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