La dématérialisation a changé le métier de l’intérim
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Vendredi 25 janvier 2008 |
Le portail Pixid de gestion mutualisée des contrats d’intérim combine les technologies OpenTrust (gestion de la preuve), CDC Arkhineo (archivage) et b-Process (dématérialisation des factures). En trois ans, il a transformé la profession.
Créé en novembre 2004, à l’initiative des trois principales sociétés d’intérim (Adecco, Manpower et Vediorbis), le portail Pixid peut être considéré comme l’un des exemples les plus aboutis de dématérialisation complète d’un processus métier multi-partenaire. Il interconnecte à ce jour une quarantaine de sociétés de travail temporaire, soit quelque 2 500 agences. Côté entreprises clientes, il est fréquenté par près de 6 000 utilisateurs authentifiés. Son volume d’échanges est désormais de 50 000 documents par mois, ce qui depuis son ouverture porte le nombre total des contrats de mise disposition réalisés sous forme entièrement électronique à plus de 250 000. Chiffre qui devrait doubler au moins en 2008.
Pixid accueille les clients de toutes tailles, depuis le parfumeur, qui ne réalise que 4 à 5 transactions par mois, jusqu’à Renault, son plus gros client aujourd’hui, avec jusqu’à 10 000 transactions par mois. Le métier de l’intérim s’en est trouvé transformé. "Il était auparavant très papier et téléphone, avec peu de formalisme dans certains cas , rappelle Etienne Colella, dg de Pixid. A présent, ses procédures sont bien encadrées et contrôlées au point d’améliorer la productivité administrative des agences de 40 à 50 %. Au coeur du système : la plate-forme middleware de signature électronique et de gestion de preuve SPI (Sign and Proof Infrastructure) d’OpenTrust (ex-Idealx). Elle a été capable d’intégrer aux procédures en workflow du travail temporaire l’ensemble des services de confiance que leur dématérialisation a exigé : la double signature en 48 heures (par la société d’intérim et son client) des contrats de mise à disposition, leur horodatage, leur archivage ainsi que leur restitution à valeur probante. "OpenTrust SPI, ajoute Etienne Colella, peut même nous restituer toutes les tentatives de falsification." Cette gestion de la preuve est établie par une convention de preuve, conclue préalablement entre chaque société d’intérim et chacun de ses clients. En trois ans, jamais personne n’a demandé à la vérifier. Elle n’a donné lieu à aucune contestation. Pixid joue ainsi parfaitement son rôle de tiers de confiance. Toutes les opérations sont tracées, si bien que OpenTrust SPI pourrait également fournir le référentiel nécessaire au suivi et à la facturation des engagements de niveaux de services. Déjà, la plate-forme a pu être complétée d’un module automatisant la signature par lots. Entièrement basée sur les services web et SOA, OpenTrust SPI fonde la gestion de la preuve non pas sur le bon de commande (trop incertain dans le cas de l’intérim), mais sur le contrat de mise à disposition lui-même. Outre l’archivage électronique à valeur probante chez CDC Arkhinéo, elle s’articule également dès à présent pour certains clients avec la dématérialisation fiscale des factures de b-process.
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