Le Sictiam, 1er syndicat intercommunal opérateur SaaS
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 27 avril 2010 |
Depuis le début de l’année, le syndicat intercommunal des Alpes-Méditerranée opère lui-même en mode SaaS l’application de gestion financière et RH Civitas de Cegid pour le compte de ses communes adhérentes. Une première en France.
Le Sictiam (Syndicat intercommunal des collectivités territoriales informatisées des Alpes-Méditerranée), fondé en 2004, compte désormais 220 communes adhérentes dans les départements du Var, des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, dont la plus importante est Antibes. C’est dire si son implantation plutôt rurale et montagnarde. Au départ, il avait été créé pour mutualiser la création et l’exploitation des sites web municipaux. Mais il assure également la maintenance des systèmes de gestion financière et RH de ses adhérents.
Ces systèmes étaient de deux types : Civitas (à présent dans le groupe Cegid) pour 40 communes et Magnus (groupe Berger-Levrault) pour 180 autres communes. Le Sictiam entretenait donc deux équipes d’assistance technique, avec tous les frais de déplacement que l’on peut imaginer. Une mutualisation s’imposait. Au terme d’une procédure de dialogue compétitif menée avec quatre éditeurs, il a retenu l’offre en mode SaaS, encore en cours de développement, de Civitas-Cegid.
Nouveauté dans la nouveauté : l’éditeur n’est pas l’opérateur de l’application partagée, mais le Sictiam lui-même. « A aucun moment, souligne Francis Kuhn, dg du syndicat intercommunal, nos adhérents ne seront en contact avec Civitas-Cegid. Nous maintenons nous-mêmes la plate-forme et pilotons son activité. Nous assurons la reprise des données et l’assistance téléphonique aux utilisateurs finaux. »
Avec déjà une dizaine de communes raccordées, le bilan s’annonce extrêmement positif. La nouvelle application pourra être déployée sans augmentation des cotisations. Elle a pu être proposée en trois niveaux de capacité, selon la taille des communes. Elle est accessible en Single sign-on à tout moment par internet (une connexion ADSL 512 kbit/s suffit), y compris du domicile des élus, avec un taux de disponibilité proche de 99 %. Elle est sécurisée, puisque chaque commune continue d’avoir sa propre base de données. Les deux équipes de maintenance ont d’autre part pu être fusionnées et acquérir de nouvelles compétences en sauvegarde délocalisée, mise à jour automatisée et administration des données.
Le moment venu, la plate-forme Civitas du Sictiam sera évidemment candidate à un raccordement Hélios PES v2 pour un contrôle entièrement dématérialisé des comptabilités des communes adhérentes par la Trésorerie. Pour le reste, le syndicat intercommunal a renoncé à poursuivre avec Microsoft ses projets de gestion dématérialisée des délibérations avec parapheur électronique.
Son autre grand sujet de réflexion est l’archivage électronique intermédiaire et patrimonial de tous les documents électroniques produits par ses adhérents. Le Sictiam expérimente ainsi la solution que la DSI du conseil général des Yvelines a commencé à développer et dont la finalisation est poursuivie par l’Adullact. «Elle a bien progressé», constate Francis Kuhn, qui anime par ailleurs la commission Domaine public de la Fedisa.
- www.sictiam.fr
- www.civitas.fr
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