Quoi de neuf dans l’e-paie ?

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 23 mars 2010

Impossible de les départager : à Documation 2010, Primobox et Novapost ont donc décroché le 2e prix ex-aequo des e-Doc Awards de la Fédisa pour leurs solutions Primobox Démat RH et Novapost RH. Mais ce n’étaient pas les seules nouveautés e-paie du salon.

Pour cette seconde remise des e-Doc Awards, le jury de la Fédisa avait une nouvelle fois tenu à récompenser, non pas des technologies ou des innovations, mais des solutions de dématérialisation déployées avec succès. C’est le cas de Primobox et de Novapost, dont les fondateurs (Xavier Lainé et Jonathan Benhamou) sont en effet montés sur le podium, accompagnés chacun d’un représentant de leur client-phare (Emailvision et Canal+ respectivement).

Leurs solutions sont effectivement très ressemblantes. Ce sont toutes deux des offres SaaS, dont l’archivage à valeur probatoire de longue durée (jusqu’à 45 ans pour les bulletins de paie électroniques) est assuré par CDC Arkhinéo, et dont le coût pour le salarié est pris en charge par l’employeur, même si le salarié change ensuite d’employeur. Primobox, qui gère déjà quelque 20.000 bulletins de paie par mois, se définit comme une Ged collaborative, appelée à ventiler également les notes de frais, les demandes de congé, les dossiers, les factures, le courrier entrant et sortant. Novapost, lui, se positionne comme un portail de gestion et de distribution de documents RH, mais se dispose à gérer également les factures, les contrats, les marchés publics en liaison avec e-Paye (groupe SVP), son partenaire privilégié.

Mais Primobox se démarque en affichant désormais un tarif d’appel de 39 centimes par bulletin de paie électronique remis et archivé, contre 42 centimes pour Digiposte, le service concurrent annoncé par le service Courrier de La Poste pour avril prochain. Une bataille féroce se dessine ainsi entre les prestataires d’e-paye liés à CDC Arkhinéo (qui, avec Logidoc Solutions, pourraient d’ailleurs bientôt être au nombre de trois) et Digiposte.

"Digiposte ne marche pas", prétendent les mauvaises langues. Mais Vincent Jamin, directeur du pôle dématérialisation de Docapost DPS (Groupe La Poste), son opérateur, dément formellement : "Digiposte, dit-il, tiendra ses promesses". Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste, s’est d’ailleurs personnellement engagé dans le lancement de cette nouvelle prestation, où le groupe postal joue son avenir. Après ADP, premier émetteur de documents RH en France, Digiposte devrait rapidement intégrer d’autres émetteurs. Avant la fin de l’année, le service s’enrichera de fonctionnalités supplémentaires, dont le paiement des factures par TIP électronique.

Pitney Bowes Asterion se positionne lui aussi comme prestataire de services de coffres-forts électroniques à valeur probatoire. "Mais seulement en B-to-B, souligne Michel Goutaudier, directeur Business Unit. Nous ne proposerons donc jamais le coffre-fort électronique du particulier en direct. Nous fournirons des services complets de portail RH, car la simple remise de bulletins de paie électroniques liée à une simple fourniture de coffres-forts salariés ne peut être rentable."

Reste à garantir que les coffres-forts électroniques salariés puissent recevoir sans perte d’intégrité les bulletins de paie électroniques signés par d’autres émetteurs, lorsque le salarié change d’employeur. Un groupe de travail particulier se penchera sur cette question à la FNTC.

 


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demateriel.com

La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.