E-factures : + 29 % par an jusqu’en 2011, selon Markess

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Vendredi 27 novembre 2009

En chiffre d’affaires, le marché français de la facturation électronique est promis à une croissance moyenne de 29 % par an de 2009 à 2011, selon la dernière estimation du cabinet d’études Markess International.

En 2011, le marché hexagonal de l’e-facture devrait ainsi atteindre les 670 millions d’euros, contre 400 millions en 2009. Au regard des chiffres antérieurs, on peut parler d’une véritable accélération. Mais il s’agit d’une accélération à deux vitesses. En 2009, la dématérialisation simple (avec conservation de l’original papier) aura ainsi progressé de 24 % en volume par rapport à 2008, et de 12 % en 2008 rapport à 2007, tandis que la dématérialisation fiscale (donc sans archivage papier) n’aura progressé en 2009 que d’un peu plus de 10 % dans les secteurs les plus matures (distribution et industrie) et de 6% en moyenne générale, contre 4 % en 2004. L’intiative de GS1 France, qui veut faire de 2010 l’année de la dématérialisation fiscale des factures en PDF signé, est donc parfaitement justifiée.

La nouvelle étude Markess a également tenu à dresser, pour la première fois, un état des lieux de la dématérialisation des factures transfrontière, avec les autres pays de l’Union européenne. Dans son échantillon (non représentatif) de 190 organisations, 24 % ont ainsi déclaré la pratiquer d’ores et déjà ; 14 % ont un projet d’ici 2011 ; 24 % ont un projet à plus longue échéance ; 22 % n’en voient pas l’intérêt ; et 16 % ne savent pas.

Mais seulement 24 organisations ont accepté d’indiquer à Markess comment elles s’y prenaient pour les factures entrantes : 54 % gèrent leur projet depuis la France ; 19 % le gèrent pays par pays sans coordination ; et 15 % avec coordination. 44 organisations l’ont dit pour les factures sortantes. : la moitié d’entre elles gèrent ainsi leur projet depuis la France ; 30 %, pays par pays sans coordination ; et 15 % avec coordination.

Sur un échantillon de 70 organisations, 60 % ont déclaré s’orienter vers le choix d’une solution paneuropéenne unique ; 16 % prendraient une solution d’e-facturation différente pays par pays dans le cadre d’une stratégie groupe ; 16 % la prendraient pays par pays sans stratégie groupe : et 9 % suivront le choix de leurs partenaires européens. Les freins ressentis à la dématérialisation transfrontière des factures sont dans l’ordre décroissant : des pratiques non-harmonisées, l’absence de standards européens, l’adhésion difficile des partenaires, la surabondance de formats, et les doutes sur l’interopérabilité des solutions.

Markess, enfin, a interrogé 34 prestataires IT. 42 % d’entre eux ont ainsi reconnu qu’ils feraient des acquisitions d’ici à fin 2011, soit pour compléter leur offre de services, soit pour s’étendre géographiquement et prendre position sur des marchés ciblés. Son étude a été co-financée par Accelya, b-Process, Cegedim, Itesoft et StreamServe.
 


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La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.