Messaging Architects, enfin un «pure-player »

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mercredi 17 juin 2009

Après Symantec-NetApp, puis HP, la Fédisa recevait le 9 juin dernier un troisième acteur de l’archivage de mails, Messaging Architects. C’était, cette fois, un pure player tout en subtilités, qui peut se flatter de compter France Télévisions parmi ses clients.

Une fois de plus, la Fédisa avait fait salle comble, preuve que la conservation des mails est un problème de plus en plus préoccupant dans les entreprises. « Les volumes continuent d’exploser, a rappelé Jean-Marc Rietsch, président de la Fédération. Jusqu’ici les DSI croyaient garder le phénomène sous contrôle en jouant sur la baisse tendancielle des coûts de stockage et une légère augmentation annuelle de leur budget. Mais ce n’est plus possible aujourd’hui, avec le gel des budgets IT. »

Tout garder ou tout effacer après un certain délai n’est donc plus la solution. Il faut mettre en place de vraies règles d’archivage, ne conservant, dédupliqués, sur un système de stockage secondaire que les mails et les pièces jointes méritant d’être conservés et cela pour la durée strictement nécessaire.

Comment France2 s’y est-il pris ? Ici comme ailleurs, la messagerie téléphonique n’est presque plus utilisée. L’outil de communication entre les personnes tant internes qu’externes et d’échange de documents entre les services, c’est désormais le mail. Quatre mille boîtes à lettres sous Groupwise de Novell avaient été déployées, la plupart limitées à 1 Go, et quelques-unes calibrées de 5 à 20 Go. A France2, les utilisateurs exigent en effet un accès de n’importe où à tous leurs mails sur cinq ans au moins.

La solution M+Archive du canadien Messaging Architects laisse les mails sur le serveur Groupwise pendant un an, puis les transfère dédupliqués sur un stockage secondaire Worm, qui les archivera pendant dix ans. Lors de la fusion de France2 et de France3 dans France Télévisions, France2 a migré sur une messagerie Microsoft Exchange, mais sans avoir à changer M+Archive.

Pour dédupliquer les pièces jointes, M+Archive les « arrache » de leurs mails. Il convertit le tout en fichiers XML ou laisse les pièces jointes dans leur format d’origine. Cette conversion multiplie sans doute le volume par quatre, mais elle garantit la portabilité de l’archive. Le format XML peut en effet lu par tout autre système du marché. Pour les mêmes impératifs d’interopérabilité, Messaging Architects archivera également la messagerie instantanée et la messagerie vocale en fichiers XML. XML transforme sans doute le document d’origine. Mais on peut en garantir l’intégrité par signature électronique.

M+Archive est mis en production dans un délai de 5 à 40 jours. Il peut également archiver les contacts, les tâches et les annotations. Il peut être complété d’un module M+Guardian, qui protègera la messagerie contre les virus et les spams ; d’un module WebViewer, qui permet de consulter ses archives par le web ; d’un module Stubbing, qui n’affiche que le titre et des extraits représentatifs des mails actifs et archivés ; d’un module WebFinder enfin, qui est le moteur d’indexation et de recherche du français Exalead.

« Une solution d’archivage de mails, résume Alain Heurtebise, nouveau directeur Emea de Messaging Architects à Paris, auparavant directeur commercial d’Exalead, doit rester simple à paramétrer et à gérer par le DSI. Elle doit permettre de définir des règles d’archivage personne par personne, groupe par groupe ou pour toute l’entreprise. Elle doit donner satisfaction à l’utilisateur, au DSI, à la direction juridique et à la direction générale.»
 


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La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.