Seeburger toujours plus polyvalent
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mercredi 20 mai 2009 |
L’éditeur et opérateur de la plate-forme B-to-B BIS (Business Integration Server) ajoute de nouvelles cordes à son arc : le mode SaaS, la dématérialisation fiscale des factures EDI et le portail de suivi fonctionnel des opérations.
Qu’il s’appelle Axway, Generix, Inovis ou Sterling Commerce, tout éditeur de plates-formes d’échanges inter et intra-entreprises se doit d’intégrer toujours plus de formats, de protocoles, de services et de fonctionnalités. L’allemand Seeburger proposait déjà son BIS (Business Integration Server) en mode licence et en mode externalisé (hébergé et administré pour le compte de ses clients dans son propre data centre.
Il le propose également désormais en mode SaaS (Software as a Service), y compris sur le marché français, où il compte maintenant plus de 200 clients. Dans un contexte de resserrement des budgets IT des entreprises, la tendance est évidemment à l’externalisation sous toutes ses formes. A ses débuts, Seeburger vendait surtout des licences. A présent, celles-ci s’équilibrent avec le mode hébergé. Les managed services reposent évidemment sur des infrastructures dédiées, personnalisées, mais ré-internalisables à tout moment. Le SaaS, à l’inverse, va tourner sur des plates-formes standards, mutualisés entre plusieurs clients. Il réutilise les mappings déjà mis en place et ses engagements de niveaux de service ne sont pas négociables. Au niveau international, il a déjà été adopté par Autoliv, Esprit, Trelleborg, Unilever, Yasaki…
Seeburger se lance également dans la dématérialisation fiscale des factures en formats structurés EDI et XML, donc au sens de l’article 289-bis du Code général des impôts français. « Une demande commence en effet à émerger chez certains de nos clients dans les secteurs de la distribution, du bricolage et de l’automobile, mais à ce stade dans un cadre purement franco-français », détaille Bertrand Muth, directeur de Seeburger France.
Ces factures sont alors rendues lisibles dans un PDF texte seul. Un workflow peut être fourni pour corriger et valider les documents non conformes. Si Seeburger doit émettre des factures en PDF, il les signera d’un certificat Verisign. Il vérifiera également la validité des signatures en réception. L’archivage pourra être réalisé au choix chez CDC Arckhinéo ou par le client lui-même dans un système Ixos (groupe Open Text) ou IBM Filenet. Seeburger est évidemment disposé à suivre les nouvelles recommandations de GS1 France en la matière.
L’éditeur allemand complète également ses services de portail. Pour faciliter et accélérer la connexion de nouveaux partenaires, le B2B Portal permet ainsi désormais l’auto-test et l’auto-certification. Le portail de suivi fonctionnel des opérations, qui était déjà fourni en mode hébergé, est également proposé désormais sur les BIS acquis en mode licence, avec des fonctions d’alertes automatiques sur non-événements et de reporting entièrement paramétrables. Ces fonctions de suivi métier pour les directions achats et comptabilités ont été développées par Seeburger lui-même.
Seeburger avait commencé en 1999 à équiper des clients en France à partir de Strasbourg. Puis à mesure qu’il gagnait des références en Île-de-France, il a installé son bureau français à Issy-les-Moulineaux. Il totalise à ce jour quelque 7 800 clients à travers le monde, qu’il gère en direct à travers 17 filiales en nom propre. Ses activités se répartissent entre le secteur automobile (40 %), l’industrie, les services et les « utilities » (38 %), et la distribution (22 %).
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