SOS archivage électronique chez Areva TA

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 24 mars 2009

Opus Conseils, heureusement, a fait des préconisations. Reste maintenant à les budgétiser et à les déployer dans l’ensemble des 7 filiales d’ingénierie de l’entreprise.

Areva TA (ex-Technicatome) conçoit, produit et maintient des réacteurs nucléaires de centrales et de propulsion navale (notamment ceux du porte-avions Charles de Gaule et du sous-marin d’attaque Barracuda) ainsi que des systèmes de transport. Très largement informatisée, l’entreprise est grande consommatrice de systèmes de DAO et de CAO, mais ne maîtrisait plus la conservation de ses documents d’ingénierie. Or, ceux-ci doivent être conservés pendant 50 ans au moins (10 ans pour la durée du projet, 30 ans pour la période d’exploitation et 10 ans pour la phase de retrait de service).

Principaux défauts constatés : le nouveau logiciel de CAO était incapable de lire les fichiers créés 5 ans auparavant. Tout était en principe conservé, mais sans classement, sans dé-duplication, sans traçabilité, ni inventaire. Les capacités de stockage devaient être continuellement augmentées, sans pour autant garantir la restitution. Les documents d’ingénierie étaient livrés sous forme papier à certains gros clients, qui disposaient pourtant de leur propre Ged et qui les rejetaient parfois pour signatures non authentiques…

« Areva TA, résume Bruno Couderc, consultant chez Opus Conseils, suit des règles très strictes pour l’archivage physique, mais était resté un béotien sur l’archivage électronique. » L’intervention de la société de services a d’abord consisté à explorer l’existant, à identifier les risques de pertes d’information dans chacune des composantes du SI (répertoires partagés, messagerie, outils centraux et outils spécifiques), puis à les synthétiser dans un tableau à code de couleur. Ces risques, évidemment, se concentraient sur les répertoires partagés et personnels.

Opus Conseils a ensuite classifié les informations selon leur valeur pour pouvoir déterminer les priorités de l’archivage. Il a distingué les données applicatives générales (finances, achats, comptabilité), les données spécifiques (plans, dessins…), les données enregistrées sur les répertoires partagés (projets), les données gérées par la messagerie et les données versées dans les répertoires personnels.

Au nombre des préconisations, qui ont été approuvées par la DSI d’Areva TA, retenons : le re-positionnement de l’emploi des répertoires partagés ; l’optimisation (par le biais d’une charte ?) de l’emploi de la messagerie électronique ; l’adoption d’une méthodologie d’archivage et d’un système d’archivage électronique unique et interne, sélectionné en fonction des pré-requis ainsi définis ; la ré-ingénierie de l’administration du SI et des infrastructures ; et la planification d’actions d’éducation, de formation et de communication.


Nous sommes désolés, les commentaires pour cet article sont fermés.

 

demateriel.com

La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.