PilOTT, l’autre plate-forme de gestion de l’intérim
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Vendredi 27 février 2009 |
Deux grandes plates-formes en mode hébergé s’opposent désormais sur la gestion dématérialisée des contrats d’intérim : Pixid, ouverte en avril 2005 par Adecco, Manpower et VediorBis, et PilOTT, lancée en 2004 par OneSys, éditeur de logiciels de gestion RH. « Le principe de ces deux plates-formes est le même, souligne Maxime Berne, responsable commercial chez OneSys (Vénissieux). Mais pas le point de départ ». Pixid a ainsi été créée à l’initiative des trois plus grandes sociétés de travail temporaire en France pour dématérialiser spécialement la gestion des contrats de mise à disposition. Ces contrats sont signés électroniquement par les deux parties via une PKI Keynectis et un composant OpenTrust, puis facturés en XML et archivés électroniquement chez CDC Arkhinéo, l’option de dématérialisation fiscale des factures étant fournie avec b-process. A ce service de base, Pixid a ajouté progressivement des fonctionnalités attendues par les entreprises clientes : suivi des missions, reporting, traitement comptable, conciliation de la facturation, modélisation des candidatures, traitement simplifié de la pré-facturation…
PilOTT (Pilotage – Organisation du travail temporaire) a évolué en sens inverse. C’était d’abord, en 2004, un outil de gestion de l’intérim répondant aux besoins des services Ressources Humaines des grandes entreprises mono- ou multisites dépensant plus d’un million d’euros par an dans le travail temporaire : gestion des demandes et des commandes, suivi législatif des contrats, gestion des CV des intérimaires, édition et envoi de pré-facturations, rapprochement automatique des factures en EDI, Reportings et indicateurs clés de performance. Puis, début 2007, il a intégré en mode hébergé 100 % web la gestion dématérialisée des contrats de mise à disposition proprement dite, avec leur double signature électronique.
PilOTT repose sur les mêmes standards HR-XML(Sides) que Pixid. Mais pour la signature électronique, il s’appuie sur l’architecture, certifiée EAL3+, Dictao Validation Server et les certificats électroniques délivrés par ChamberSign. Quant à l’archivage à valeur probante, il est assuré par un Dictao Sercure Storage Server, chez ICT, l’hébergeur de OneSys à Vénissieux.
La fonctionnalité de signature électronique est directement intégrée au service PilOTT, mais elle peut également être mise en oeuvre séparément. Une cinquantaine d’entreprises utilisatrices sont déjà revendiquées, représentant environ 500 sites, dans le BTP, l’industrie, la logistique, le transport, l’agro-alimentaire et les services. Parmi elles : Schneider Electric, Colas, Wincanton, Easydis, Seb, Servair… A ce jour, PilOTT a donc déjà géré 15 millions d’heures de délégation, représentant 400 millions d’euros de dépenses.
L’interfaçage des deux plates-formes est en cours. Il est déjà opérationnel pour les flux factures, et le sera également d’ici à juin prochain pour les contrats signés par deux outils de signature différents, ce qui constituera une première.
De son côté, Pixid affiche pour 2008 un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros, pour 735 000 documents échangés et 9 000 utilisateurs dans 1 070 sites clients et 4 450 agences de 63 enseignes. Pour les effectifs, par contre, OneSys l’emporte d’ores et déjà avec une trentaine de personnes sur PilOTT contre 22 chez Pixid.
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