Quand GS1 France fête les 20 ans de l’EDI

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 25 novembre 2008

Ce n’est pas Edifrance qui a pris l’initiative de célébrer les 20 ans de l’EDI en France, mais la section française de GS1, l’organisation de normalisation des échanges industrie-commerce.

Normal, puisque le coup d’envoi effectif des échanges électroniques normalisés et automatisés entre les entreprises en France a été donné par l’ouverture en octobre 1988 d’Allegro, première plate-forme d’interchanges du territoire français. Et que cette plate-forme a été montée par Bull suite à un appel d’offres lancé par l’organisation Gencod, alors dirigée par Thérèse Angué avant de se transformer en GS1 France en 2005.

Ces vingt ans sont donc en même temps ceux d’Allegro, qu’opère désormais Seres, filiale conjointe du groupe Bull (34 %) et du groupe La Poste (66 %) et membre de la holding, Doc@post qui rassemble les différentes filiales du groupe La Poste spécialisées dans la gestion documentaire.

La fête avait été organisée le 14 novembre dernier à la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette à Paris, là où GS1 France avait déjà célébré en décembre 2007 les 30 ans du code à barres. A nouveau, Pierre Georget, dg de GS1 France, avait été le maître de cérémonie, en présence de plusieurs centaines d’invités.

Il ne nous a pas abreuvé de chiffres démontrant le succès de l’EDI hexagonal. Il souligna seulement qu’en dépit des fréquentes oppositions d’intérêts, les échanges de données informatisés ont su se frayer une voie. Au point que la France est à présent en avance sur la GDS (Global Data Synchronization). « C’est parce qu’Auchan, Carrefour et Cora s’y sont lancés ensemble début 2008, a souligné le dg, qu’ils mettent aujourd’hui en ligne le plus de fiches produits normalisées dans le monde. »

Bruno Prépin, délégué général d’Edifrance, n’eut que cinq minutes de temps de parole. Il souligna qu’avec l’ebXML d’autres pistes ont déjà été ouvertes, notamment à travers le programme Tic@PME2012, qui mettent les interchanges à la portée de PME, voire même des exploitants agricoles. Car l’EDI d’il y a vingt ans, de mainframe à mainframe, via le réseau Transpac, a déjà vécu. Il s’est enrichi des PC, de l’internet, du web-EDI, du protocole AS2… Mais ceux-ci ne manqueront sans doute pas d’être balayés à leur tour par d’autres paradigmes, comme le rappelait Amel Bouaissi, directrice commerciale et marketing de Seres.

Dès à présent, GS1 France planche ainsi sur les étiquettes radio RFID, l’internet des objets et le magasin du futur. Au-delà, se profilent le web 4.0, le cloud computing et les environnements intelligents, dont Joël de Rosnay, conseiller du président de la Cité des sciences et de l’industrie, a également esquissé les menaces (traçabilité absolue des comportements, falsifications, usurpations…).

GS1 France a profité de ces 20 ans pour remettre ses Trophées 2008. Ils ont récompensé trois couples de partenaires dans les catalogues électroniques : Lafarge Plâtres et Point.P, Kambly et Carrefour, ainsi que Nestlé et Provera. Un 4e trophée a été remis au CHU de Dijon pour son application de traçage RFID du linge et des instruments. Et pour clôturer le tout : une comédie musicale, dans l’air du temps certes, mais pas forcément du goût de chacun. 


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La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.