Normalisation de la facture XML simple
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Lundi 20 octobre 2008 |
Cette normalisation permettra aux logiciels de comptabilité des TPE-PME d’éditer directement des factures électroniques retraitables. Edifrance, Crédit agricole, Eurofactor et Sage ont été parties prenantes du projet.
Le nouveau schéma XML de la facture intersectorielle simple (Simple Cross Industry Invoice) devait être validé officiellement ce 17 octobre 2008. Il se complète d’un guide d’implémentation, définissant les règles nécessaires pour la mise en oeuvre de cette facture simple dans un logiciel ou un projet informatique de gestion.
« Ces deux documents, nous indique Rui Teixeira Guerra, directeur associé de la société de conseil en dématérialisation Darwin et coordinateur des travaux de normalisation, sont immédiatement disponibles. Dès maintenant, tout éditeur de logiciels de comptabilité d’entreprise peut s’en approprier. » Toute PME pourra ainsi émettre des factures électroniques normalisées, directement à partir de son logiciel de gestion et de comptabilité. Des factures directement exploitables par les systèmes d’information de leurs clients, sans qu’il soit nécessaire passer par un plate-forme centrale d’e-facturation. Les éditeurs de logiciels de comptabilité pourront en outre intégrer ou associer à leurs produits des fonctions de signature électronique et d’archivage à valeur probante.
Cette norme de Simple Cross Industry Invoice est un vieux projet de l’UN-CEFACT. Il a été repris en mains au début de l’année par Edifrance avec une poignée de partenaires motivés : le Crédit Agricole, sa filiale d’affacturage Eurofactor, et Sage, l’éditeur de logiciels de comptabilité pour les entreprises de 20 à 200 personnes. Le projet a pu être inscrit dans le programme Tic@Pme2010 du ministère de l’industrie (projet Interfinance). Il ne pouvait confier la direction de ses travaux techniques qu’à Gilles Brandel, président de SRCI et grand spécialiste de la dématérialisation XML.
Eurofactor est évidemment intéressé à pouvoir appliquer ce nouveau standard aux procédures d’affacturage, activité en plein développement. Selon l’ASF, les créances prises en charge au 1er semestre 2008 par les sociétés d’affacturage en France se sont en effet montées à 66,7 milliards d’euros, en progression de 15,8 % en un an. La part des créances internationales, elle, a augmenté de 32,4 % pour atteindre un montant de 9,4 milliards d’euros, soit 14 % du total.
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