Cryptolog transformé par le contrat SFR

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Lundi 22 septembre 2008

Alexandre Stern, président de Cryptolog, commente pour demateriel.com les perspectives ouvertes par l’adoption par SFR de sa solution de dématérialisation et d’archivage de contrats signés au guichet.

Votre contrat avec SFR s’est déroulé très vite. Comment avez-vous fait ?

Alexandre Stern : En trois mois, nous avons monté le pilote. Et les tests n’ont duré que six mois dans les deux magasins les plus prestigieux de l’opérateur : sur les Champs-Elysées et à Madeleine. Ils ont été parfaitement concluants. SFR a décidé de retenir pour trois ans reconductibles l’ensemble des sept modules de notre chaîne de dématérialisation de documents à valeur légale, pour un archivage sur dix ans. Il va la déployer le plus rapidement possible dans ses boutiques avant d’en faire profiter peut-être ses distributeurs non exclusifs. Nous avons su lui proposer une solution pérenne et adaptée, alors qu’il manquait toujours une ou deux briques dans les propositions concurrentes. C’est un marché de plusieurs millions d’euros, mais il est le fruit d’une relation ancienne, de sept ans déjà, qui a commencé sur du conseil.

D’autres clients vont-ils suivre ?

AS : D’autres opérateurs mobiles en Europe nous réclament déjà la même solution, et bien sûr aussi des banques et des compagnies d’assurances pour la dématérialisation complète des prêts immobiliers et à la consommation, des placements, de l’ouverture des nouveaux comptes et de tous types de contrats d’assurances. D’une part, parce que nous réussi à résoudre la difficulté de l’authentification par signature électronique au guichet des clients non encore enregistrés, mais aussi parce que nous avons une réponse pour l’archivage légal de longue durée, qui est par exemple de 120 ans pour les contrats d’assurances-vie. Nous savons ré-encapsuler les enveloppes dans des enveloppes toujours plus fortes à mesure que les clés de hachage risquent d’être cassées.

Serez-vous alors plus cher que les tiers-archiveurs classiques ?

AS : Pas du tout. Nous avons toujours su faire beaucoup de choses avec peu de moyens. Cryptolog ne fera pas payer d’avance dix ans d’archivage comme certains. Nous pratiquerons un forfait au mois, fonction du nombre de contrats signés et archivés à la seconde, soit de 4.000 et 15.000 euros par mois. Nous serons moins cher, parce que nous n’avons besoin que de deux sites d’hébergement (Telecity Redbus en site primaire, et Interxion en site secondaire), et non pas d’une quadruple réplication comme le leader du marché. La grande valeur ajoutée de notre brique logicielle d’archivage longue durée est de pouvoir prouver l’existence d’un document à une date donnée. Nous pourrons la vendre à tout tiers archiveur intéressé pour les entreprises qui ne voudraient tirer parti que de cette seule fonctionnalité.

Y a-t-il des logiciels libres dans votre solution ?

AS : Non plus. Nous avons développé tout notre code et tous nos algorithmes sur une page blanche pour réaliser une PKI 100 % Cryptolog. Nous n’avons pris aucune brique existante pour y coller des interfaces dessus. Notre système est propriétaire, mais basé sur les normes et les standards, dont la LDTS (Long Term Digital Signature). Nous en avons la maîtrise absolue. Il représente plus de 120 années/homme de développement. En France, Dictao est le seul à pouvoir faire cet effort d’investissement. En 2008, notre chiffre d’affaires sera de 1,4 millions d’euros avec 17 personnes, dont 20 % pour SFR. En 2009, il devrait atteindre 2,5 millions avec 25 personnes.

Propos recueillis par Jean-Claude Streicher
(www.cryptolog.com)


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Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.