Dossier : pourquoi et comment archiver les mails (3/3)
| Rédigé par Jean-Claude Streicher | |
Les principaux éditeurs : on n’en finirait pas de passer en revue les solutions du marché. Bornons-nous à positionner les 4 offres principales.
Autonomy Zantaz archive sur une plate-forme commune iDOL toutes les sources d’information (le mail, la messagerie instantanée, la voix, la vidéo…). Il supporte donc à ce jour plus de mille formats de données. Depuis août dernier, il est également le premier à intégrer les formats SMS et Pin-to-Pin de RIM Blackberry. La solution Zantaz peut être opérée sur site et/ou en mode SaaS. Elle gère plus de cent langues et profite, selon Forrester, d’une des meilleures technologies d’eDiscovery, autrement dit de recherche, de collecte et de restitution d’informations pertinentes en cas de litige. Autonomy Zantaz a déjà pour clients en France EDF, France24, Louis Vuitton, Société Générale, Essilor, Nestlé, Renault, SFR et Vigéo.
Oracle a annoncé en avril 2008 un service d’archivage universel en mode hébergé, Oracle Universal Online Archive, proposant en option Oracle E-Mail Archive Service, service d’archivage de mails provenant de serveurs MS Exchange, IBM Lotus Notes ou SMTP. Ces deux services seront présentés pour la première fois en France lors du Forum des acteurs du numérique, les 7 et 8 octobre prochains au Palais des congrès, Porte Maillot à Paris. Oracle UOA est évidemment une solution d’archivage massif de données structurées, semi-structurées et non structurées, incluant des fonctions de compression, de déduplication, d’authentification et d’administration. Elle repose sur Oracle Fusion Middleware, Oracle Enterprise Content Management et la base de données de l’éditeur. Elle est facturée 20 $ par utilisateur nommé et 75 000 $ par CPU. L’option Oracle EMAS coûte 50 $ par utilisateur nommé et 40 000 dollars par CPU.
Enterprise Vault, la plate-forme logicielle d’archivage de Symantec se veut intelligente. Elle stocke, gère et détecte les informations contenues dans les serveurs de messagerie électronique et les plates-formes de messagerie instantanée. Elle inclut la gestion de contenu et des systèmes de collaboration et permet d’appliquer des politiques. Sur la base de 85 critères d’évaluation, Forrester l’a déclarée début 2008 meilleure plate-forme pour l’eDiscovery, avec celle de Autonomy Zantaz, face aux solutions de CA, EMC, IBM et OpenText.
Zylab souligne que sa Email Management Suite n’est pas un énorme système de stockage d’emails cherchant à se faire passer pour une “solution”. Ce serait au contraire une suite cohérente d’outils pouvant être assemblée selon le niveau de complexité requis. Basée sur un format XML ouvert, accessible par un simple navigateur web, elle peut traiter jusqu’à des milliers de mails par jour. C’est un système flexible et non-propriétaire, à l’inverse des solutions propriétaires et rigides, aux adaptations coûteuses et dangereuses pour l’intégrité des données. Il dispose d’une supervision en temps réel et localise toutes les occurences d’un mot en association avec d’autres mots dans les principales langues du monde. L’outil avait été utilisé par le FBI dans l’enquête Enron. Depuis, il a été adopté par le Department of Justice américain, plus de vingt cours suprèmes en Europe ainsi que par l’Office européen de lutte anti-fraude.
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