Dossier : pourquoi et comment archiver les mails (1/3)
| Rédigé par Jean-Claude Streicher | |
Cette réglementation n’a pas encore été transposée dans d’autres pays, mais elle s’applique également à toutes les entreprises étrangères ayant une activité aux Etats-Unis. Ce qui a suffi à déclencher un phénomène de contagion au plan international et à ouvrir le marché.
En 2006, Gartner a ainsi prédit que le marché de l’archivage des mails croîtra de 44,4 % en moyenne par an pour être de 921 millions de dollars vers 2010. Sa progression dépassera celle de l’archivage de tous les autres types de données.
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en 2003 en M$ |
en 2010 en M$ |
Croissance annuelle |
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Arch. des fichiers mainframe |
103,6 |
119,4 |
+ 1,5 % |
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Arch. des fichiers distribués |
89,4 |
460,9 |
+ 26,4 % |
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Archivage de mails |
42,9 |
921 |
+ 44,4 % |
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Arch. de bases de données |
17,1 |
147,4 |
+ 35,7 % |
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Total |
253 |
1 648 |
+ 30,7 % |
(Source : Gartner)
Dès 2006, Gartner avait également prévu que la demande s’orienterait plutôt vers des plates-formes intégrées, archivant tout à la fois les mails, les fichiers, les documents, les images et les procès-verbaux. En conséquence, les éditeurs spécialisés sur l’un ou l’autre type de données allaient devoir fusionner ou sortir du marché. Les trois éditeurs leaders de solutions d’archivage de mails étaient alors Symantec, EMC et CA.
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En nombre de clients |
En chiffre d’affaires licences |
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Symantec |
30 % |
31 % |
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EMC |
19 % |
19 % |
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CA |
4 % |
15 % |
(Source : Gartner)
Les autres éditeurs cités avaient pour nom OpenText, Autonomy Zantaz, IBM, Waterford, Messaging Architects, AXS-One, C2C, Quest Software… L’année suivante, Gartner revisait déjà ses chiffres à la hausse. Il prévoyait que le marché des nouvelles licences d’archivage de mail serait d’un milliard de dollars en 2011 contre 207 millions en 2006.
Début 2008, Radicati Group publiait une analyse encore plus optimiste. A l’en croire, le marché du mail archiving serait de 6 milliards de dollars en 2011, soit le triple de 2008 (1,3 milliard de dollars). Les implantations sur site dominent encore à hauteur de 76 %, contre 24 % pour l’archivage de mails en mode hébergé.
Mais ce mode hébergé devrait gagner du terrain en raison de ses avantages intrinsèques : investissement initial faible, mise en place rapide, prévisibilité des coûts, pas besoin de mobiliser des ressources fonctionnelles et techniques en interne, recherche et classement facilités… Au nombre des hébergeurs spécialisés, Radicati Group avait alors mentionné Autonomy Zantaz, Global Relay, Iron Mountain, Live Office, Message One, Smarsh pour les pays anglo-saxons, et CDC Arkhinéo et b-Process en France.
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