10 millions d’euros sur 18 mois pour moderniser Pitney Bowes Asterion
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Lundi 30 juin 2008 |
Les 9 centres de production de l’ancienne filiale éditique de la poste belge en France seront modernisés et spécialisés. Caen, St-Denis et Carcassonne ne se consacreront donc qu’à la lecture et à l’archivage des documents électroniques.
Le groupe nord-américain Pitney Bowes, qui est à l’origine de la machine à affranchir, n’aura donc pas laissé trainer les choses. Le 12 septembre 2007, il faisait l’acquisition pour 24 millions d’euros de la filiale éditique de la poste belge en France, qui affichait alors un chiffre d’affaires annuel de 88 millions d’euros pour 810 employés. La fusion était réalisée en février 2008, Asterion devenant alors Pitney Bowes Asterion, branche française de Pitney Bowes Management Services International. Puis, il y a quelques jours, la nouvelle entité dévoilait son plan de modernisation, engageant un investissement de 10 millions d’euros sur 18 mois. L’objectif est évidemment de faire de Pitwey Bowes un groupe au moins aussi diversifié dans le traitement du document et du courrier que le groupe Doc@Post, de la poste française.
Christian Huguet, qui était le dg d’Asterion depuis juin 2004, a pu sauver sa tête. En février dernier, il était même nommé dg Europe du sud de PBMS International. L’un des 9 centres d’Asterion a par contre dû être fermé, pour cause de doublon, au profit du seul centre que PBMS opérait déjà au Collégien (94). Ces centres seront désormais tous dédiés à une activité.
Pour la dématérialisation, la carte est désormais la suivante. Les traitements de RAD, LAD et de vidéo-codage seront exécutés à Caen, St-Denis et Carcassonne, ce dernier site assurant également l’archivage électronique à valeur probante sur microfiches, Cdrom ou coffre-fort électronique consultable en temps réel via le portail myConsult. Trois sites de proximité (Lyon, Nantes et Collégien) se chargeront de la préparation et de la numérisation des documents et disposeront de scanners industriels haute vitesse.
Les six autres centres produiront des courriers papier sortants. Collégien et Lyon seront ainsi dédiés à l’impression continue en quadrichromie sur bobine blanche et à la mise sous pli haute vitesse (jusqu’à 22.000 plis/h). Leur capacité sera portée à 1.200 millions de pages et 250 millions de plis/an.
St-Denis et Carquefou près de Nantes mutualiseront les traitements sur mesure, en moyennes et courtes séries, avec des impressions en continu ou page à page, en noir, couleur d’accompagnement ou quadrichromie. Leur capacité de production sera étendue à 400 millions de pages et 200 millions de plis/an.
Caen, Orléans et Arras traiteront les impressions page à page en grandes séries avec une capacité totale de 600 millions de pages et 250 millions de plis/an. Orvault, près de Nantes, enfin, se consacrera au marketing direct, au mailing et à la mise sous film avec une capacité de 100 millions de pages et 50 millions de plis/an.
Le plan de modernisation entend augmenter de 30 % la capacité totale de production (actuellement de 1,4 milliard de pages et de 600 millions de plis par an), réduire et sécuriser les délais de production, mieux répartir les pics de charge, et renforcer les capacités de reprise et de continuité d’activité. L’objectif également de généraliser le reporting web, de fournir à tous les clients, via internet et en temps réel, des informations de traçabilité et de délais de production. Pitney Bowes compte enfin accroître ses capacités de diffusion multi-canal personnalisée et de marketing « TransPromo » (insérer des messages promotionnels ciblés dans les factures et les relevés de comptes, par exemple).
Mais PBMS n’est qu’une des 4 branches d’activité du groupe. En tête, arrive l’activité historique des Mailing Solutions (imprimantes, machines à affranchir et de mise sous pli, consommables). La troisième est l’édition de logiciels de traitement de documents Pitney Bowes Software. La dernière, Pitney Bowes Marketing Services (solutions collaboratives pour les directions marketing) est en cours d’implantation en France, Angleterre et Allemagne.
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