« Les besoins d’archivage papier sont toujours en croissance »

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mercredi 14 mai 2008

Le papier ne reculera pas avant dix ans devant l’électronique, estime Lionel Garcia, directeur général d’Archiv’Alpha.

Après Oxiged, vous lancez un service de data room virtuelle. Auriez-vous une stratégie de remplacement du papier ?

Lionel Garcia : Pas à ce jour, mais une stratégie de services additionnels, fonctionnant en synergie avec nos autres offres de services, oui. Nos prestations de Geide, nos nouveaux services Oxiged et de data room virtuelle n’ont donc pour le moment que vocation à générer du chiffre d’affaires supplémentaire. Ils préparent sans doute l’avenir, mais sans volonté affichée de substitution.

Comment se répartissent aujourd’hui vos chiffres d’affaires papier et électronique ?

LG : Nos activités d’archivage physique représentent aujourd’hui 90 % environ de notre chiffre d’affaires global de 32 millions d’euros. En proportion, ces activités vont progressivement reculer devant nos services électroniques. D’ici à cinq ans, je prévois ainsi une répartition 70 – 30. Oxiged devrait compter plusieurs centaines de clients d’ici à la fin de l’année, et pas seulement parmi les TPE-PME. E. Egalement parmi les sites distants des grands comptes. A fin 2008, Oxiged devrait donc être à l’équilibre, sinon même commencer à être rentable. Quant à notre nouvelle « data room virtuelle », elle a déjà pour clientes des sociétés immobilières et des cabinets spécialisés dans les fusions-acquisitions. Pour autant, l’archivage papier ne baisse toujours pas. Chez nous, il continue de croître de l’ordre de 5 à 6 % par an, en chiffre d’affaires comme en volume. A mon avis, il ne reculera pas avant une dizaine d’années, du fait du maintien des différentes obligations légales de conservation.

Vous continuez donc de construire des centres de stockage physique ?

LG : Oui, et pas seulement à Toulouse et Bordeaux. Nous venons ainsi d’agrandir de 6 000 m2 notre centre de stockage de Chartres pour la région Île-de-France. Il offre donc désormais une capacité de 28 000 m2 et pourrait encore s’accroître par la suite de 6 000 m2 supplémentaires. Les entreprises continuent de rechercher des espaces sécurisés pour l’archivage de leurs baux, de leurs documents comptables, de leurs bulletins de paie, de leurs dossiers clients, etc. Mais il nous est impossible de dire pour quels types de documents ces besoins sont plus particulièrement en croissance aujourd’hui ou déjà en diminution.

Et que prévoyez-vous dans les services électroniques de confiance ?

LG : Nous sommes tiers archiveur à valeur probante depuis le début de l’année. Nous avons un coffre-fort électronique, mais je ne peux vous en révéler le fournisseur. Nous aurons des services de certificat et de signature électroniques. Tout cela sera rendu public avant l’été.

Propos recueillis par Jean-Claude Streicher


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La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.