STS Web et Keyvelop refondus dans une même suite logicielle
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 11 mars 2008 |
STS Group a réarchitecturé ses offres STS Web et Keyvelop pour en faire une suite de modules fonctionnels pouvant combiner l’archivage de documents et les échanges électroniques à valeur probante autour d’un même serveur de preuves.
Les deux offres de STS Group avaient chacune leurs petits défauts. D’un côte, la solution d’archivage STS Web était trop monolithique, de l’autre, Keyvelop, solution d’échanges électroniques à valeur probatoire n’était pas capable de traiter de gros volumes. Pour mieux répondre aux besoins des grands comptes, elles ont été refondues dans une suite plus modulaire, pouvant garantir la valeur probatoire des documents archivés et des messages échangés à partir d’un même serveur de preuves.
La nouvelle suite d’archivage STS Suite a donc été découpée en modules fonctionnels :
1. le module HAL (Hardware abstraction layer). Il assure l’interfaçage avec n’importe quelle système de stockage non-réinsciptible du marché, les disques Worm classiques bien sûr, mais aussi les baies de stockage San et Nas, les bandes magnétiques non-réinscriptibles de EMC Centera, NetApp, HDS, IBM ou HP, ainsi que les disques optiques numériques UDO (Ultra Density Optical) de Plasmon ;
2. le module DV (Digital vault). Il fournit des fonctions de coffre-fort conformément au référentiel "Coffre numérique", défini conjointement par la Fédisa, la FNTC, l’Aproged et la DGME ;
3. le module PAM (Probative archive manager). Noyau intelligent de la suite, il gère les métadonnées, l’indexation, les recherches, les consultations et les droits d’accès. Avec les deux précédents modules, il constitue une solution d’archivage complète, STS Web ;
4. le module optionnel PS (Proof server). Il assure la gestion de la preuve par l’application de mécanismes de signature électronique, d’horodatage, de contrôle de jetons et de journalisation ;
5. il s’y ajoute différents agents clients, préparant les versements sous forme de SIP (Submited Information Package), avec leurs métadonnées associées (empreinte, signature, horodatage et informations de présentation), conformément au modèle OAIS.
- STS ADR : prise en compte de chaînes de numérisation
- STS VIP : imprimante virtuelle paramétrable, pour traiter les documents électroniques produits par les postes bureautiques ;
- STS COLD (Computer Output to Laser Disc), pour traiter des flux issus de chaines centrales de traitement (les factures par exemple) ;
- STS EMAIL : qui capture des flux de mails, avec leurs pièces jointes, dans les systèmes de messagerie existants.
STS Group propose également une boîte à outils, qui permet de créer sa propre chaîne d’alimentation de l’archivage. Les performances de cette suite ont en outre été augmentées par partitionnement sous SQL Server, parallélisation des traitements par lots et démultiplication des capacités d’archivage.
De son côté, la solution Keyvelop est adossée sur le Proof Server pour tracer et prouver tous les échanges, depuis l’émission jusqu’à l’ouverture de l’enveloppe. En cas de déploiement conjoint, le serveur de preuves sera donc commun à l’archivage et au contrôle des échanges.
Cette refonte a utilisé plusieurs langages : C, pour le module HAL ; .Net, pour les agents clients puisque ceux-ci ont vocation à tourner en environnement Microsoft ; et Java, pour la plupart des autres modules. Elle n’a pas remis en cause, bien au contraire, les accords OEM intégrant depuis un an les produits d’archivage STS Group aux solutions de GED/Workflow EMC Documentum et IBM Filenet.
L’éditeur a également totalement revu sa politique de tarification, de manière à prendre en considération toutes les typologies de projets. Suivant la volumétrie, le nombre d’accès, les durées de conservation, la nécessité de gérer ou pas la valeur probatoire, le coût de la solution peut ainsi s’échelonner de quelques milliers à plusieurs millions d’euros.
STS Group a bouclé l’exercice 2007 avec un chiffre d’affaires de 11,24 millions d’euros, en progression de 140 %, et un résultat net de 3,53 millions d’euros, pour un effectif de 80 personnes. Pour 2008, il prévoit un chiffre d’affaires de 19,6 millions et un résultat net de 4,9 millions.
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