La plate-forme Delta en vitesse de croisière
| Rédigé par Jean-Claude Streicher le Lundi 25 février 2008 |
Delta, la plate-forme de dédouanement en ligne des Douanes françaises, a encore perdu 700 messages sur 11 000, début février. Mais tout est rentré rapidement dans l’ordre. Conex y aura raccordé ses 1 500 clients à la fin de l’année.
La plate-forme de dédouanement en ligne, import et export, des Douanes françaises a connu début février un dernier bogue informatique. Elle a perdu 700 messages sur un trafic quotidien de quelque 11 000 messages. Mais comme ceux-ci avaient été conservés par la passerelle d’accès DeltaPass de Conex, ils ont pu être réinjectés, sans doublons, dans le système.
« Un incident peut toujours survenir, estime Alban Gruson, pdg de Conex, principal éditeur en France de logiciels pour le traitement des déclarations en douane. Mais Delta est maintenant en fonctionnement normal. Les plus gros bogues sont derrière nous. » Conex y a déjà raccordé la moitié de ses 1 500 clients en France, parmi lesquels Schneider Electric et 3Suisses, ainsi que des transitaires de la taille de Geodis, DHL, Gefco, Mory et Schenker. La moitié restante devrait l’être à son tour, pour l’essentiel, à la fin du premier semestre. A terme, le trafic quotidien de Delta devrait donc être de 35 000 à 40 000 messages/jour.
Pour ce raccordement, Conex installe un serveur Dell, avec son logiciel de transmission et de traçabilité. Son coût de licence est de 7 500 € ou plus. Il s’y ajoute le coût d’une formation de deux-trois jours de son utilisateur. Il faut ensuite prévoir 12 % du prix de la licence par an pour la maintenance et le support téléphonique illimité, ainsi qu’un coût par message émis.
Quelques éditeurs proposent le même type d’outils, avec ou sans passerelle intermédiaire. Dans ce dernier cas, ils obligent par conséquent les émetteurs à router eux-mêmes leurs messages vers Delta. Mais Conex domine son marché à hauteur de 60 %, d’autant qu’une bonne part des 40 % restants provient de saisies directes par le biais d’un formulaire html (DTI, Data Trader Input). Il s’emploie à présent à raccorder ses clients en Belgique au nouveau « Delta » belge, le PLDA (Paperless Douanes et Accises).
Seul regret, selon Alban Gruson : Delta n’a toujours pas prévu de permettre la retransmission des documents de dédouanement vers d’autres administrations, pour éviter leur rematérialisation.
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