L’Oréal dématérialise ses factures sortantes avec Generix-Influe

Rédigé par Jean-Claude Streicher le Mardi 19 février 2008

Convaincu du retour sur investissement, le leader des produits de beauté s’est engagé sans esprit de retour dans la dématérialisation fiscale de ses factures vers ses clients de la grande distribution. Une migration sans accroc avec son prestataire EDI Generix-Influe.

Pour une enseigne de la grande distribution, le retour sur investissement de la dématérialisation fiscale des factures est évident. Mais pour ses fournisseurs ? "Avant de nous laisser entraîner par Carrefour, nous voulions en être sûr, explique Natalie Alligier, responsable de projet Métier B2B à la direction informatique du leader des produits de beauté. Vérification faite, le ROI sera pour nous de l’ordre de six mois."

L’Oréal a donc entrepris la dématérialisation fiscale de ses factures sortantes au sens de l’article 289bis du code général des impôts (factures en format EDI non signé), avec Carrefour d’abord, puis avec Auchan et Metro, pour un volume total de 100.000 documents par an. Jusqu’ici, la migration s’est effectuée sans accroc. C’est que l’industriel recevait déjà ses bons de commande en EDI via l’outil TradeXpress de Generix-Influe. Il « suffisait » donc d’y greffer le service InvoiceManager du même prestataire, dont la compatibilité avec TradeXpress est native. Le recours à un service tiers aurait peut-être été plus difficile.

Chez L’Oréal, le projet a pu être pris en main par l’équipe EDI existante. Il a fallu bien sûr établir une convention d’interchange particulière avec chacune des enseignes clientes. Celle-ci fixe notamment les mentions devant obligatoirement figurer dans les messages EDI pour permettre chez l’autre partie leur accrochage automatique avec les avoirs, sur le pied ou la ligne de facture, avec un minimum de rejets.

Ce taux de rejet est désormais de 0,5 %. Mais c’est que L’Oréal vérifie également, grâce à Invoice Manager, la conformité de ses messages avant de les émettre. Pour les factures rejetées, la procédure est ensuite classique : la pièce est annulée et renvoyée à son émetteur avec un mail d’alerte. Même si Carrefour, Auchan et Metro utilisent chacun de leur côté d’autres plates-formes (b-process pour le premier, une plate-forme Sterling Commerce internalisée pour le second, et un opérateur allemand pour le dernier), les interconnexions fonctionnent à la satisfaction générale.

L’Oréal fait des économies à tous les points de vue : les flux papiers sont supprimés, le temps de traitement par facture est passé de 4 min à 10 sec ; l’acheminement est instantané et le coût unitaire d’envoi n’est plus que de 0,29 €, au lieu de 1,6 €. Il n’y a plus de factures perdues, donc plus de temps perdu à retrouver des factures perdues. Avec InvoiceManager, la liste des partenaires peut en outre être gérée par des non-informaticiens, et les factures peuvent être consultées sans avoir besoin de les réimprimer. Elles sont archivées sur disques durs chez CDC Arckinéo.

"La dématérialisation est un changement radical, résume Natalie Alligier. Mais elle instaure une gestion zéro défaut et améliore par voie de conséquence la relation avec les clients." D’autres sociétés du groupe vont donc la généraliser à leur tour.

 


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demateriel.com

La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.