Ariba s’intéresse à la facture dématérialisée

Rédigé par Grégoire Naudin le Mercredi 28 mars 2007

Composantes annexes de l’offre Ariba jusqu’à présent, les factures dématérialisées vont y prendre plus d’importance dans les mois qui viennent. Son responsable EIPP a aussi précisé la position d’Ariba vis à vis de l’interopérabilité des plates-formes de traitement, et minimise les risques de rejet de la TVA en cas de problème sur l’acheminement des factures.

Jusqu’à présent, la transmission de factures était une fonction plus héritée que voulue de l’offre Ariba : l’éditeur n’avait pas fait d’efforts particuliers pour promouvoir la facture dématérialisée, électronique ou fiscale. Il veut changer cela, en lançant une offensive commerciale dans 10 pays européens à partir de début avril. En 2006, Ariba revendique quelque 5 M de factures échangées sur son réseau au niveau mondial, et environ 600.000 en Europe. Des niveaux relativement faibles, donc, comparé à ce qui peut circuler sur les réseaux EDI.

Face à des acteurs locaux spécialisés (OB10, b-process, Deskom…) ou ou acteurs de l’EDI traditionnel (Influe, EuroEDI, Seres, Cegedim…), Ariba veut jouer sur sa présence dans plusieurs pays pour attaquer des entreprises travaillant fréquemment avec l’étranger, ou les multinationales. Mais les éditeurs d’ERP pourraient à terme constituer une troisième catégorie de concurrents, auxquels il faut ajouter les spécialistes du paiement comme les réseaux bancaires, qui interviennent en bout de chaîne. Si on y additionne le jeu des réglementations nationales, l’équation devient confuse sur un marché de la démat’ encore naissant.

Pour contourner l’absence d’intégration de données au niveau de ses échanges, Ariba utilise une version d’XML baptisée cXML (ou Commerce XML), et fournit des connecteurs pour les grands ERP du marché. Reste à déterminer jusqu’où pousser l’intégration, en arbitrant entre valeur pour le client et coût pour Ariba. S’y ajoutent aussi des contraintes réglementaires dans certains cas de figure.

Concernant l’épineuse question de l’interopérabilité des plates-formes de transmission de factures, Serge Labouyrie, nommé il y a peu responsable de l’EIPP et du réseau pour l’Europe, indique qu’Ariba a ouvert son système aux factures externes à son réseau. Comme d’autres opérateurs, il convient que l’interconnexion des plates-formes sera une nécessité à terme. Mais il ne pense pas que le risque de rejet de TVA suite à l’égarement d’une facture entre opérateurs soit un vrai problème.

www.ariba.com


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La dématérialisation de documents s'accélère (factures, courriers, contrats, télé-procédures). Leur mise en oeuvre est à la convergence de trois savoir-faire : la GED, l'archivage et la gestion des flux. C'est un monde à découvrir.


Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.