Cecurity.com : ne pas cantonner l’e-coffre fort au stockage “froid”

Rédigé par Grégoire Naudin le Mardi 21 novembre 2006

Quasiment depuis sa création, Cecurity.com cherche à imposer l’idée qu’un e-coffre fort ne devrait pas se cantonner au seul rôle de réceptacle pour documents "froids", mais bien servir de point d’échange. Il fonde beaucoup d’espoirs sur le développement de "serveurs de preuve", notamment auprès des banques et des assurances.

Cecurity.com n’ajoute pas "communicant" au bout du terme "coffre-fort électronique" pour rien : depuis son lancement, l’éditeur croit qu’il doit servir de base aux échanges, au lieu d’être vu comme un cul-de-sac pour données, archivées de cette manière seulement pour répondre aux contraintes réglementaires. Son fondateur Alain Borghesi défend aussi l’idée que la conservation est une conséquence logique des dispositions prises par l’Europe dans le chantier de modernisation de l’administration et par les Etats-Unis sur la protection des données et leur traçabilité, et pas seulement un mal nécessaire : "un coffre-fort électronique tel que nous le voyons a une mission bien plus importante que le seul archivage", insiste-t-il. Il cite ainsi ce spécialiste de la fabrication d’aiguilles de chirurgie, où les informations relevant de la propriété intellectuelle sont archivées tous les soirs dans un système coffre-fort électronique spécifique à des fins de démonstration d’antériorité de travaux en cas de litige sur un brevet.

Face aux tiers de confiance qui jouent la carte de l’indépendance du prestataire vis-à-vis des deux parties impliquées, Alain Borghesi explique que les données issues d’un système hébergé en interne n’en sont pas moins aussi fiables : les mécanismes de signature électronique et d’horodatage ont été conçus pour être exploités en absence de tiers. Il cite quelques exemples de réalisation, par exemple Experian pour le monde bancaire ou Thales Security Systems qui se sont dotés d’un système de GED certifié : lors de la numérisation d’un document papier, le fichier résultant est automatiquement "tamponné" et encapsulé par un système de signature électronique et d’horodatage. Le jeton ainsi créé accompagnera le fichier tout au long de la chaîne de traitement, pour s’assurer qu’entre sa numérisation et son entrée dans le workflow de traitement il n’aura subi aucune altération. Il est facile de comprendre qu’un tel "serveur de preuve" a des applications bien plus vastes qu’un simple système d’archivage "froid" destiné à stocker de la facture, du bon de commande ou des contrats. Alain Borghesi pense même tenir là un positionnement intéressant face aux grands acteurs américains du stockage comme EMC ou NetApp qui eux aussi proposent une brique de certification.

Les Archives de France font avancer la technique
Cette année, Cecurity.com a notamment signé avec deux grosses références qui l’ont poussée à améliorer certains composants de son offre. Locarchives est arrivé avec de tels volumes de données qu’il a été nécessaire de revoir le fonctionnement des connecteurs pour faire face à une brusque sollicitation des serveurs de signature. Cecurity.com et IBM ont par ailleurs remporté le pilote national de l’archivage électronique lancé par la Direction des Archives de France à la fin du printemps et attribué à l’automne. L’administration a notamment insisté pour que soit utilisé un format XML standard et documenté pour les échanges avec notamment le futur centre d’archivage de Pierrefitte-sur-Seine, qui en 2010 conservera les archives des administrations centrales. Ce même format d’échange devrait être intégré à la version 4 du progiciel Coffre-fort électronique Communicant de l’éditeur.

- www.cecurity.com


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Alain Laidet, fondateur, E-Business Info.